Une commande Elgo, décomposée jusqu'au dernier franc — puis ce que ça donne mois après mois.
Tous les chiffres sont modifiables : il suffit de déplacer un curseur pour que tout se recalcule. Rien n'est encore arrêté — les valeurs de départ sont une première hypothèse de travail, posée pour être à peu près équilibrée entre les restaurants, les livreurs et la plateforme. C'est justement ce qu'il s'agit de discuter.
Chacun règle les curseurs comme il l'entend, saisit son nom, et enregistre. Les propositions apparaissent ici pour tout le monde — et « Charger » remet la page dans les réglages de la personne, pour voir exactement ce que ça donne.
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La commission et le cashback ne bougent pas avec la distance — seule la part de livraison change. C'est donc elle, et elle seule, qui fait varier ce qu'il nous reste.
C'est le levier le plus sous-estimé. Une course à 500 F ne nous rapporte presque rien — le livreur garde tout. La proportion de courses courtes décide donc de notre marge moyenne bien plus que notre panier.
Les SMS ne sont pas un coût par commande : c'est une facture mensuelle, qu'on paie qu'on fasse dix ou mille livraisons. Même chose pour les serveurs et l'acquisition.
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Combien de mois dans le rouge, quelle perte chaque mois, et à partir de quand la trésorerie remonte.
Une plateforme ne grandit pas au même rythme indéfiniment. Elle démarre lentement, accélère fortement, puis ralentit en approchant de la taille du marché. C'est une courbe en S.
Elle se règle avec trois chiffres seulement : d'où nous partons, où nous pensons plafonner, et en combien de mois nous atteignons la moitié de ce plafond. Le reste se déduit tout seul.
Exemple : partir de 40 commandes par jour, plafonner vers 800, et passer la moitié — soit 400 par jour — au mois 5.
Ce sont eux qui rejettent systématiquement la faute sur le restaurant quand un livreur arrive en retard. Les restaurants ne sont plus satisfaits — et cette lassitude ne se règle pas avec un tarif, elle se règle en assumant ses propres retards.
Il se lance en même temps que nous. Son modèle repose sur le client : 350 F de frais de mise en relation et 150 F de frais de service, en plus des frais de livraison. Reste à vérifier si les 350 F sont par commande ou par plat — l'écart est considérable.
Zéro frais de mise en relation, zéro frais de service. Sur une course de 1 000 F, le client paie 500 F de moins que chez le nouvel entrant — sans que ça nous coûte un franc, puisque nous ne facturons simplement pas ce qu'il facture.
Notre avantage prix côté client est gratuit : il vient de ce que nous ne prenons pas, pas de ce que nous dépensons. C'est la raison pour laquelle subventionner la livraison en plus reviendrait à payer pour creuser un écart que nous avons déjà.
Et notre avantage côté restaurant n'est pas non plus le taux : c'est de ne pas leur faire porter nos retards. Le suivi livreur en temps réel est déjà dans l'app partenaire — c'est une preuve, pas une promesse.